Vaccinations à l'officine :
une FAQ pour répondre à vos questions du moment !
Actualité publiée le 25/11/2022 (mise à jour le 13/02/2023)
Suite à vos nombreuses questions et pour vous aider à l'officine, nous avons décidé d'ouvrir cette Foire Aux Questions (FAQ).
Nous veillerons à l'enrichir régulièrement pour coller au mieux à vos besoins sur le terrain (évolutions réglementaires, nouvelles questions, partage de bonnes pratiques professionnelles, etc.)
Aussi, au fil des semaines, n'hésitez pas à revenir sur cette page !.
QUESTIONS D'ORDRE REGLEMENTAIRE :
> Dois-je faire une formation complémentaire pour pouvoir administrer les nouveaux vaccins autorisés en officine alors que je suis déjà habilité à vacciner ?
Non, la DGS nous a informé que les pharmaciens déjà formés conformément à la réglementation en vigueur peuvent administrer ces nouveaux vaccins sans formation complémentaire. Source : FAQ Ordre National des Pharmaciens.
> Est-ce que je peux prescrire les nouveaux vaccins autorisés en officine alors que je suis déjà habilité à vacciner ?
Non, pas pour l'instant et ce, à la différence des sage-femmes et des infirmiers. A ce jour, aucune liste n'est publiée, ni les modalités d'une possible formation actées. Par ailleurs, l'avis de la HAS - 28/06/22 - n'a toujours pas été repris par les autorités. On ne sait donc pas encore si un pharmacien pourra (ou non) prescrire les vaccins chez les enfants âgés de 2 à 15 ans.
Nous surveillons attentivement ces différents points afin de vous éclairer utilement.> Faut-il contracter une assurance spécifique pour couvrir les actes de vaccination réalisés à l’officine ?
En principe, le contrat d’assurance de l’officine couvre l’ensemble des actes professionnels réalisés par les pharmaciens dans le cadre de leur exercice professionnel tel qu’autorisé par la loi. Il n’y aurait donc pas de démarche supplémentaire à entreprendre à ce sujet lorsqu’un pharmacien vaccine. En tout état de cause, ce point pourra être vérifié au sein des conditions générales du contrat d’assurance.
> Comment facturer l’acte d’injection d’un vaccin (autre que grippe ou COVID-19) ?
Le pharmacien peut réaliser l’acte d’injection du vaccin, et donc facturer l'acte, uniquement sur présentation d’une prescription du vaccin (pour tous vaccins autres que grippe et COVID). La facturation de l’acte d’injection du vaccin (autre que celui de la grippe) s’effectue ainsi :
- le pharmacien facture l’honoraire de vaccination en utilisant le code « RVA» en s’identifiant en tant que prescripteur et exécutant.
A savoir que la facturation de l’honoraire de vaccination n’est pas conditionnée à la délivrance et à la facturation d’un vaccin.
- l’honoraire de vaccination doit être facturé indépendamment de toute autre facturation (médicament, LPP, vaccin…) et son tarif est de 7,50 € TTC (7,88 € TTC pour les DROM).
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter le site de l'Assurance Maladie.
Pour rappel : vous ne pouvez pas encore prescrire les nouveaux vaccins autorisés à l’officine (excepté la grippe). Ce droit de prescription est annoncé pour début 2023...
Pour rappel : vous ne pouvez pas encore prescrire les nouveaux vaccins autorisés à l’officine (excepté la grippe). Ce droit de prescription est annoncé pour début 2023...
> Faut-il le consentement des parents pour vacciner un mineur de 16 ans et plus ?
Actuellement, la vaccination n'est pas comprise dans les actes ou traitements médicaux qui peuvent être réalisés chez des mineurs sans consentement parental, en vertu de l'article L. 1111-5 du code de la santé publique.
Par principe, en matière de soins sur mineur, le consentement du ou des titulaires de l’autorité parentale doit être recherché, ainsi que celui du mineur s’il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. Source : Infovac.fr
QUESTIONS D'ORDRE PRATIQUE :
> Doit-on reconstituer les vaccins avant administration ?
La majorité des vaccins que vous êtes autorisés à administrer à l’officine se présentent sous forme de seringue unidose déjà prête à l’emploi. Il n’y a donc pas besoin de reconstitution.
Dans les rares cas où celle-ci se révélerait nécessaire, nous vous invitons à vous référer au RCP du produit.
L’aiguille utilisée lors de l’injection du vaccin doit être certes fine mais suffisamment longue pour permettre l’administration en intramusculaire. Aussi, pour les adultes et adolescents, on choisira l’aiguille de 25 mm (souvent munie d’un socle bleu).
L’aiguille plus petite, de 16 mm (socle orange) est plutôt réservée à l’enfant ou la personne très menue.
Pour les seringues sans aiguille attachée, l’aiguille doit être montée fermement sur la seringue en opérant une rotation d’un quart de tour.
> Quelle voie d’administration choisir entre intramusculaire (IM) et sous-cutanée (SC) ?
Tous les vaccins peuvent (et pour certains, doivent obligatoirement) être administrés en IM. C’est par cette voie qu’ont été réalisées la quasi-totalité des études cliniques et que la tolérance locale est la meilleure. Pour être sûr d’être en intramusculaire et dans une zone ne comportant pas de gros vaisseaux et de nerfs importants, il faut donc vacciner dans le muscle deltoïde.
Toutefois, la voie IM peut être déconseillée ou contre-indiquée chez les personnes sous anticoagulants. Dans ce cas, la voie SC peut être recommandée, de même qu’une compression prolongée pendant 5 minutes au point d’injection sans frotter. Avant administration, mieux vaut toujours vous référer au RCP de chaque vaccin.
À savoir : La prise d’antiagrégants plaquettaires n’est pas une contre-indication à la voie IM.
> Comment désinfecter le site d’injection ?
Conseillée en France, la désinfection du site d’injection peut se faire avec n’importe quel désinfectant, mais il faut laisser sécher entre 30 secondes et 1 minute avant de piquer. Cela permettra d’éviter le picotement lié à la présence fréquente d’alcool dans les désinfectants lors de l’injection.
> Doit-on faire une purge avant d’administrer un vaccin ?
Non, dans les recommandations actuelles, il n’est pas nécessaire de purger la seringue et l’aiguille de son air.
> Doit-on effectuer une aspiration avant d’injecter le produit ?
Non, il n’est pas nécessaire d’aspirer avant d’injecter un vaccin. Cela augmente inutilement la douleur liée au geste.
De plus, les zones choisies pour les vaccinations ainsi que les volumes injectés ne justifient pas cette pratique.
> Quelle traçabilité de l’acte vaccinal au sein de l’officine ?
Le pharmacien vaccinateur enregistre le vaccin qu’il administre au registre informatique des substances vénéneuses en y ajoutant les mentions relatives à la date d’administration du vaccin et à son numéro de lot.
A défaut d’enregistrement informatique possible via le logiciel d’aide à la dispensation (LAD) de l’officine, le pharmacien transcrit les informations sur un registre papier à la suite, à l'encre, sans blanc ni surcharge.
> Quelle traçabilité de l’acte de vaccination pour le patient ?
Le pharmacien inscrit l’acte vaccinal dans le carnet de santé, le carnet de vaccination ou le dossier médical partagé de la personne vaccinée.
Il indique ses nom et prénom d’exercice, la dénomination du vaccin administré, la date d’administration, le numéro de lot du vaccin.
Si l’information n’a pas pu être inscrite dans l’un de ces outils, le pharmacien délivre une attestation de vaccination au patient qu’il devra remettre à son médecin.
Nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire au 02.41.32.42.42 ou via hello@maformationofficinale.com